Compagnies conventionnées / les grandes conventions
Les grandes conventions
À partir d’un certain montant, une convention change de nature : elle finance une équipe permanente, un lieu de travail, une mission de territoire — plus seulement des projets. Cette page recense, année par année, les conventions de 150 000 € et plus (seuil inclus) et mesure ce que ce haut de la distribution pèse dans le conventionnement de 3 ans et plus.
Deux précautions de lecture. Le seuil de 150 000 € est un repère éditorial, pas une catégorie administrative : rien ne distingue juridiquement une convention de 149 000 € d’une convention de 151 000 €. Et le groupe n’est pas majoritairement composé de compagnies de spectacle vivant : les ensembles musicaux en font près de quatre dixièmes de l’effectif et plus de la moitié des montants.
Périmètre : Ministère de la Culture — programme 131, 2019-2025 · à propos des sources
Périmètre fixe : les six dispositifs de conventionnement du programme 131 (théâtre, cirque, danse, arts de la rue, ensembles musicaux, marionnettes). Les conventionnements régionaux, recensés par ailleurs, ne sont pas agrégés ici. Le seuil porte sur le cumul annuel d’une compagnie, tous dispositifs confondus, et il est inclusif : 150 000 € pile entre dans la liste. Le filtre régional suit la région de versement (la DRAC qui décide), pas le siège des compagnies ; les territoires d’outre-mer sont agrégés en « Outre-mer ».
Ce qu’elles pèsent (2025)
Les conventions de 150 000 € et plus rapportées au conventionnement de 3 ans et plus — le régime long, seul dénominateur comparable (le régime de 2 ans, ex-« aide à la structuration », relève d’une autre échelle).
Deux lectures du même parc (2025)
- Effectif
- Montants
46 compagnies — 8,8 % des conventionnées à 3 ans et plus — reçoivent 25,6 % des montants de ce régime.
Le seuil tombe sur une valeur de grille : 18 des 46 compagnies du groupe sont dotées exactement à 150 000 € (24,3 % du montant du groupe). Compté strictement au-dessus de 150 000 €, le groupe tomberait à 28 compagnies : c’est pourquoi le seuil est annoncé partout comme inclusif.
Un seuil de 150 000 € de 2025 vaut 129 264 € de 2019 : à seuil déflaté, le groupe de 2019 comptait 46 compagnies — exactement autant qu’en 2025. En euros constants 2025, le total du groupe passe de 9 512 091 € (2019) à 11 094 397 € (2025), soit +16,6 % en réel — mais −15,5 % depuis 2022. La médiane du groupe, elle, recule de −26,1 % en réel (243 687 € constants de 2019 → 180 000 € en 2025) : le groupe pèse un peu plus lourd, ses membres un peu moins.
Le filtre « Théâtre » ne s’applique qu’à la liste ci-dessous : les parts affichées ici restent celles de l’ensemble du groupe. Le conventionnement de 3-4 ans n’est pas décliné par esthétique (une compagnie n’a qu’un régime, quel que soit le nombre de dispositifs qui l’aident) : il n’existe pas de dénominateur par esthétique.
Le poids année par année (2022-2025)
Fenêtre fixe, indépendante du sélecteur d’année : le régime de conventionnement n’est classable qu’à partir de 2022.
Part de l’effectif du régime 3-4 ans
- 2022
- 2023
- 2024
- 2025
Part des montants du régime 3-4 ans
- 2022
- 2023
- 2024
- 2025
France entière : le rapport est stable sur la fenêtre : ce n’est pas une tendance, c’est une structure. Sur une profondeur plus longue, l’autre dénominateur — le parc conventionné entier, régime de 2 ans compris — raconte la même chose autrement : 2019 : 6,2 % de l’effectif pour 20,8 % des montants, 2020* : 9,5 % de l’effectif pour 32,5 % des montants, 2021 : 7,4 % de l’effectif pour 24,9 % des montants, 2022 : 5,4 % de l’effectif pour 22,1 % des montants, 2023 : 5,3 % de l’effectif pour 20,8 % des montants, 2024 : 5,1 % de l’effectif pour 20,6 % des montants et 2025 : 4,9 % de l’effectif pour 20,2 % des montants. Depuis 2022, l’effectif du groupe est resté à peu près constant pendant que le parc conventionné, lui, s’élargissait fortement. *2020est gonflée par deux erreurs de codification de l’open data (voir l’avertissement affiché avec la liste de cette année-là) ; les évolutions se lisent depuis 2019 ou 2022.
Les conventions de 150 000 € et plus en 2025 — Théâtre
Liste complète, sans pagination et sans numéro de rang : les compagnies y sont rangées par montant décroissant, ce qui n’établit ni hiérarchie ni mérite. Les en-têtes permettent de changer l’ordre.
14 compagnies en théâtre, pour un total de 2 830 000 €.
| Compagnie | Esthétique | Cumul 2025 | Régime* | Direction | Conventionnée depuis |
|---|---|---|---|---|---|
| [TITRE PROVISOIRE] | Théâtre : 150 000 € | 150 k€ | 3-4 ans | Hommes | 2023 |
| ASSOCIATION COMPAGNIE MADEMOISELLE | Théâtre : 150 000 € | 150 k€ | 3-4 ans | Femmes | 2025 |
| AXIS PRODUCTIONS | Théâtre : 150 000 € | 150 k€ | 3-4 ans | Femmes | 2021 |
| BRUITS DE LA RUE (Compagnie Les) | Théâtre : 150 000 € | 150 k€ | 3-4 ans | Hommes | 2019 ou avant |
| CHIENS DE NAVARRE | Théâtre : 150 000 € | 150 k€ | 3-4 ans | Hommes | 2019 ou avant |
| COMPAGNIE A ZELDIN | Théâtre : 150 000 € | 150 k€ | 3-4 ans | Hommes | 2023 |
| Italienne Avec Orchestre | Théâtre : 175 000 € | 175 k€ | 3-4 ans | Hommes | 2019 ou avant |
| LA PART DES ANGES | Théâtre : 150 000 € | 150 k€ | 3-4 ans | Femmes | 2019 ou avant |
| Louis Brouillard (Compagnie) | Théâtre : 430 000 € | 430 k€ | 3-4 ans | Hommes | 2019 ou avant |
| Mxm (Collectif) | Théâtre : 150 000 € | 150 k€ | 3-4 ans | Hommes | 2019 ou avant |
| SINGE (Le) | Théâtre : 190 000 € | 190 k€ | 3-4 ans | Hommes | 2020 |
| STRUCTURE PRODUCTION | Théâtre : 150 000 € | 150 k€ | 3-4 ans | Hommes | 2020 |
| Vivarium Studio | Théâtre : 150 000 € | 150 k€ | 3-4 ans | Hommes | 2024 |
| Zingaro (Théâtre Equestre) | Théâtre : 535 000 € | 535 k€ | 3-4 ans | Hommes | 2020 |
Régime* : aucune durée de convention déclarée n’est jointe aux compagnies de cette liste en 2025 (le fichier de durées du ministère n’est pas paru pour cette année). Le régime est donc établi par le seul plancher de 50 000 €, que toutes ces conventions franchissent par construction : la colonne dit ici l’absence de contre-indication, pas une durée vérifiée.
Esthétique : le seuil porte sur le cumul annuel, qui peut agréger deux dispositifs — aucune compagnie dans ce cas cette année.
Conventionnée depuis : première année d’apparition dans le fichier ouvert, et non début de la dernière séquence continue. 6 compagnies de cette liste sont déjà présentes en 2019 : leur conventionnement peut être bien antérieur, la donnée ouverte ne le dit pas.
Direction : le genre de direction est renseigné pour 14 des 14 compagnies de cette liste (100,0 %) — une couverture moins bonne que celle du parc conventionné entier. Les cas non renseignés sont surtout des ensembles baroques et des structures à direction collective ou à fondation, que ni les fichiers du ministère ni l’annuaire ne documentent. La colonne n’est pas triable : c’est un attribut figé de la structure, à couverture partielle.
Un montant élevé n’est ni un privilège ni une anomalie : il reflète la taille de l’équipe permanente, l’histoire de la convention et les missions confiées. Ces montants ne disent rien de la qualité des projets soutenus.
Les fiches détaillées par compagnie sont réservées à l’équipe SCC.
Par esthétique
- Théâtre142,8 M€
Effectifs bruts, sans test : plusieurs cellules sont très petites. Une compagnie aidée par deux dispositifs compte dans les deux lignes, son montant y étant réparti.
Par région de versement
- Île-de-France112,4 M€
- Bretagne1150 k€
- Normandie1150 k€
- Provence-Alpes-Côte d'Azur1150 k€
Effectifs bruts, sans test : plus de la moitié des cellules comptent trois compagnies ou moins. Aucune convention de 150 000 € et plus en théâtre en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Grand-Est, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays-de-la-Loire, Outre-mer cette année-là.
Lire cette liste
- Le seuil est un repère, pas une frontière. Il est appliqué de façon inclusive (150 000 € pile entre dans la liste) parce qu’il tombe sur une valeur de la grille administrative. Ailleurs, le groupe de 2025 compterait 107 compagnies à 100 000 € (18 013 197 €) et 21 à 200 000 € (7 149 397 €) ; compté strictement au-dessus de 150 000 €, il tomberait à 28.
- Les parts se lisent contre le régime 3-4 ans, pas contre tout le parc. Le conventionnement recouvre deux régimes ; le régime court (2 ans, ex-« aide à la structuration ») relève d’une tout autre échelle de montants. Le numérateur des parts est donc l’intersection du groupe et du régime 3-4 ans, qui peut être inférieure à l’effectif total du groupe affiché en premier indicateur. La différence est visible dans le tableau, colonne « Régime ».
- Avant 2022, les parts ne sont pas calculables. L’open data n’identifie pas les conventionnements courts avant cette date : aucun substitut n’est calculé, les indicateurs concernés affichent « — ». La liste, elle, reste servie pour toutes les années.
- 2020 est une année contaminée. Deux entités y entrent dans le périmètre du conventionnement par erreur de codification à la source (Opéra de Lille, Académie du spectacle équestre) : elles sont affichées telles quelles, avec un avertissement nominatif, et 2020 n’est jamais utilisée comme point de départ d’une évolution. Leur requalification éventuelle dans le référentiel est une décision de données distincte.
- L’ancienneté est une première apparition, jamais une durée certifiée. Le fichier des durées de convention ne porte pas de date de début, le champ de titre vaut uniformément « Titre 6 », et l’annuaire n’a aucune date de conventionnement. Le millésime du numéro d’engagement juridique a été testé et rejeté : il ne coïncide avec la première année de présence que dans cinq cas sur quarante-six, les DRAC recréant des engagements en cours de convention. Les compagnies présentes dès 2019 sont donc affichées « 2019 ou avant ».
- La couverture du genre de direction est moins bonne ici que dans le parc entier. Deux affirmations sont soutenues par les données : la direction mixte est quasi absente du haut de la distribution, et la direction masculine y est majoritaire parmi les cas renseignés. Aucun écart n’est affirmé sur la direction féminine : une fois la couverture contrôlée, les intervalles de confiance se chevauchent.
- Le groupe est stable, et musical. Entre 2024 et 2025, 43 compagnies se maintiennent, pour 3 entrées et 4 sorties ; 20 compagnies y figurent les 7 années observées, et 73 compagnies distinctes y sont passées sur la période. 37 des 43 montants comparables sont inchangés au centime près d’une année sur l’autre — une reconduction à l’identique, donc une érosion réelle au rythme de l’inflation.
- Une erreur, un manque ? Les règles de construction de ces chiffres sont détaillées dans la méthodologie. Les signalements sur les données passent par le SCC (compagnies.org).