Méthodologie

Méthodologie

Comment l’observatoire est construit : les sources utilisées, les traitements appliqués, et les limites à garder en tête pour lire les chiffres correctement.

Sources

L’observatoire est multi-sources : il croise les crédits de l’État (programme 131) avec les aides des collectivités territoriales au fur et à mesure de leur recensement (Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie). La page Sources des données décrit chaque source — périmètre, origine, période couverte et volumes par année.

Un périmètre de financeur à la fois.Toutes les analyses du site se consultent par financeur : ministère de la Culture (État) OU régions. Il n’existe pas de vue « toutes les sources » : les données issues de ces financeurs ne peuvent pas être agrégées. Les périmètres ne sont pas comparables — couverture nationale exhaustive du programme 131 d’un côté, recensement progressif d’aides régionales ciblées de l’autre — et additionner leurs montants produirait des totaux sans signification. Seule la fiche de chaque structure rassemble toutes ses aides, ligne par ligne, chacune étiquetée par sa source.

Années retenues par source.Chaque source peut être bornée par l’administration de l’observatoire : les années dont les données sont jugées insuffisantes (ex. budgets régionaux votés partiellement pour 2026) sont exclues de TOUTES les analyses agrégées — totaux, graphiques, tableaux, statistiques par structure. Les montants des années exclues ne sont alors comptés nulle part. Une exception : la fiche de chaque structure montre la réalité brute des aides recensées, toutes années confondues, chaque ligne étant étiquetée par sa source — ce n’est pas une analyse agrégée. Les années exclues sont signalées sur la page Sources des données.

Les deux sources publiques principales côté État :

  • Les « Données essentielles des conventions de subvention » publiées sur data.gouv.fr par le ministère de la Culture, millésimes 2019 à 2025, filtrées sur le programme budgétaire 131 « Création ». Soit 44 758 subventions pour un total de 4,13 Md€, couvrant les aides déconcentrées (DRAC) comme les crédits centraux (DGCA).
  • Le fichier « Les aides déconcentrées au spectacle vivant » publié par le ministère de la Culture, qui détaille 4 590 aides aux équipes artistiques (théâtre, musique, danse) accordées par les DRAC de 2022 à 2024 : type d’aide, esthétique, durée de conventionnement, parité, jeune public.

Côté régions :

  • Région Auvergne-Rhône-Alpes.Recensement du SCC à partir des annexes budgétaires votées (sessions 2022 à 2026) : aides aux projets et aides aux équipes artistiques conventionnées / labellisées.
  • Région Occitanie. Open data régional (data.laregion.fr) : subventions votées en commission permanente depuis 2018, publiées au format « données essentielles » avec SIRET du bénéficiaire. Le fichier couvre toutesles politiques régionales (64 541 décisions, 7,1 Md€) : l’observatoire n’en retient que le périmètre spectacle vivant et création artistique — les décisions dont le SIREN appartient au référentiel des structures de l’observatoire (bénéficiaires du programme 131 identifiés par une discipline artistique, ou annuaire des compagnies du SCC), hors personnes morales de droit public (communes, intercommunalités, universités…) dont les subventions régionales relèvent surtout d’autres politiques. Soit 2 091 décisions pour 142,3 M€ sur 2018-2025. Trois limites propres à cette source : la Région ne publie que les bénéficiaires dont le cumul annuel atteint 23 000 €— les petites aides sont invisibles ; les montants sont les montants votés, décision par décision, qui peuvent différer des montants effectivement versés ; et le rattachement par SIREN laisse de côté des décisions dont l’objet évoque le spectacle vivant sans que le bénéficiaire figure au référentiel (extension possible, à l’étude).

Les fiches structures sont complétées par la base SIRENE(Insee) : forme juridique, code APE, adresse, état administratif. Cet enrichissement est en cours : les champs absents sont signalés comme « Non renseigné ».

Traitements

  • Classification des dispositifs.Les subventions du programme 131 se rattachent à 127 dispositifs (codes activité). Chacun a été classé selon une discipline artistique (cirque, théâtre, danse, marionnette, arts de la rue, musique, arts visuels, pluridisciplinaire, transversal) et un type d’aide (conventionnement, aide au projet, label, résidence, festival…). Cette classification est éditable dans l’outil d’administration et peut être affinée au fil du temps.
  • Pivot SIREN.Les bénéficiaires sont dédupliqués par leur numéro SIREN : une même structure subventionnée sous plusieurs libellés (graphies différentes, changements de nom) apparaît sous une fiche unique, qui agrège l’ensemble de ses aides.
  • Aides individuelles aux personnes physiques.Plusieurs dispositifs du programme 131 s’adressent à des personnes physiques et non à des structures : commandes musicales, valorisation des écritures contemporaines, aides individuelles à la création, allocations d’installation d’atelier, commande publique et aides à la photographie (arts visuels). Les 936 lignes concernées (4,2 M€) — compositeurs, artistes-auteurs, plasticiens — n’ont pas de SIREN et ne sont pas rattachées à des fiches structures ; elles restent comptées dans les totaux et dans les analyses par dispositif.
  • Croisement ADSV.Les aides du fichier ADSV ne sont pas un financement distinct : ce sont les mêmes subventions que celles du programme 131, vues par les DRAC avec leur détail qualitatif (type d’aide, conventionnement, parité, projet, jeune public). Chaque ligne ADSV est rapprochée de sa ligne 131 par bénéficiaire, année et montant — y compris lorsque Chorus scinde une aide en plusieurs engagements juridiques (le montant ADSV correspond alors à la somme de lignes 131 de la même année). 73 % des lignes ADSV sont ainsi rapprochées (93 % de celles rattachées à une fiche structure) ; les deux séries ne s’additionnent jamais.
  • Labels.La liste des lieux labellisés (Pôles Nationaux Cirque, Centres Dramatiques Nationaux, Scènes Nationales…) est établie à partir des codes dispositifs « label » du programme 131, avec des corrections manuelles. Elle a été confrontée à la liste officielle du ministère de la Culture (« Structures de la création artistique », data.gouv.fr, ressource d’août 2025), par rapprochement nom + commune — le fichier officiel ne porte pas de SIREN. Deux limites du fichier officiel : les Centres nationaux de la marionnette (CNMa) en sont absents et n’ont donc pas pu être vérifiés ; et là où il recense 11 « Pôles cirque », notre liste PNC en garde 16 : nous conservons volontairement les porteurs historiques des crédits du dispositif sur 2019-2025, avec leurs années de versement.
  • Statistiques par structure.Pour chaque périmètre (typologie d’aide, label, discipline, région) et chaque année, les aides d’une même structure sont d’abord sommées par SIREN (à défaut, par nom brut), puis la médiane, la moyenne et les quartiles sont calculés sur ces montants cumulés par structure — montants strictement positifs uniquement. Médiane et quartiles sont interpolés linéairement (méthode R-7, celle d’Excel QUARTILE.INC et du logiciel R par défaut). Les totaux engagés affichés restent les totaux officiels de la source ; les indicateurs « entrées / sorties / maintien » comparent les ensembles de structures aidées d’une année sur l’autre au sein du même périmètre.
  • Engagements négatifs.273 lignes du programme 131 portent un montant négatif — retraits d’engagement ou régularisations — pour un total de −15,2 M€. Elles sont incluses dans les totaux officiels affichés (« Total engagé »), mais exclues des statistiques de distribution par structure (médianes, moyennes, quartiles), calculées sur les cumuls annuels strictement positifs.
  • Fonctionnement et investissement.Le programme 131 étiquette chaque subvention « fonctionnement » (41 311 lignes, 3,85 Md€) ou « investissement » (3 393 lignes, 172,4 M€) — dont 25,1 M€ d’investissement logés dans des dispositifs qui ne sont pas classés « investissement » (acquisitions des FRAC, crédits de paiement déconcentrés). Pour ne pas déformer les moyennes et médianes, les statistiques par structure des analyses agrégées portent sur les subventions de fonctionnement uniquement ; les totaux engagés comptent tout. Les sections « Investissement » et les fiches de dispositifs conservent leurs lignes d’investissement. 54 lignes non étiquetées (104,9 M€ — essentiellement les caisses de retraite de l’Opéra de Paris et de la Comédie-Française et le fonds de professionnalisation Audiens) sont traitées comme du fonctionnement.
  • Discipline des structures.La discipline affichée sur les fiches structures (et utilisée par le filtre de la recherche) est renseignée par ordre de priorité : dispositifs « label » du programme 131 (un lieu financé comme Pôle National Cirque est classé cirque), puis genre dominant déclaré dans l’annuaire du SCC (correspondance documentée : le cirque équestre est rattaché au cirque, les arts du récit au théâtre, les familles musicales à la musique), enfin corrections manuelles. L’origine de chaque discipline est tracée et une valeur existante n’est jamais écrasée par un enrichissement automatique.
  • Dénominations.Lorsque le SIREN d’un bénéficiaire correspond à une structure de l’annuaire du SCC, c’est la dénomination de l’annuaire qui est affichée (badge « Annuaire SCC » sur la fiche) ; sinon, le libellé le plus fréquent des fichiers sources est conservé.
  • Données internes.Certaines lignes sensibles — les subventions des dispositifs de soutien aux organismes professionnels et syndicaux — ne sont consultables qu’en interne, par les salariés du SCC connectés, mais restent comptées dans les totaux généraux du site. Comme pour les dispositifs masqués des analyses, ce choix préserve l’exactitude des agrégats : aucun montant n’est retiré des totaux, seuls le détail par dispositif et les lignes correspondantes des fiches structures sont réservés.
  • Parité.Les données genrées de la page Parité proviennent exclusivement du fichier ADSV 2022-2024 : la parité de la direction artistique (hommes, femmes, mixte — majorité de 60 % ou plus) y est déclarée par les DRAC. Les subventions du programme 131 ne portent pas cette information.

Pages en accès réservé

Certaines pages du site — Structures, Accès aux aides, Adhérents SCC, Financements et Rémunérations, regroupées dans la section « Baromètre SCC » du menu — sont réservées à l’équipe du SCC (salariés et administrateurs connectés). Elles restent visibles dans le menu, signalées par une icône clé ; leur contenu est remplacé par un écran de connexion pour les autres visiteurs. Aucun agrégat public n’est modifié par cette restriction : seule la consultation du détail est réservée.

Euros constants

Certains tableaux et graphiques proposent une bascule « € courants / € constants ». Les euros constants corrigent les montants de l’inflation pour permettre les comparaisons dans le temps : une aide de 100 € en 2020 « vaut » environ 115 € de 2025. Les montants courants restent la référence affichée par défaut ; les montants constants ne sont jamais présentés seuls.

  • Série utilisée. Indice des prix à la consommation (IPC), base 2015, ensemble des ménages, France (INSEE, identifiant de série 001759970), en moyennes annuelles des indices mensuels.
  • Formule. montant constant = montant courant × (IPCannée de référence / IPCannée du versement).
  • Année de référence.La dernière année couverte par la série (aujourd’hui 2025) : les montants constants s’expriment « en euros de 2025 », et l’étiquette « base <année> — IPC INSEE » le rappelle partout où la bascule est proposée.
  • Série arrêtée en décembre 2025.L’INSEE bascule l’IPC en base 2025 à partir de 2026 : les années postérieures à 2025 ne sont pas encore déflatables (affichées « — » en euros constants) et les millésimes suivants seront raccordés à la nouvelle base.

Limites

  • Montants engagés, pas nécessairement versés.Les données essentielles recensent les engagements juridiques : les sommes effectivement décaissées peuvent différer (annulations, ajustements).
  • Lecture de 2019.2019 est la première année de publication du jeu de données (4 565 lignes, contre 5 920 à 7 141 les années suivantes). Son total — 442,5 M€ — recoupe pourtant à 99 % l’exécution 2019 des dépenses d’intervention du programme 131 constatée par la Cour des comptes (445,3 M€, note d’exécution budgétaire de la mission Culture) : le saut de 2020 traduit une évolution réelle du périmètre budgétaire — transfert au programme 131 du FONPEPS et d’autres dispositifs, puis mesures de crise sanitaire — davantage que des données manquantes. Les évolutions s’interprètent de préférence à partir de 2020, à périmètre plus stable.
  • 1 385 lignes sans SIREN.Environ 3 % des subventions ne comportent pas d’identifiant d’entreprise et n’ont pas pu être rattachées à une fiche structure ; elles restent comptées dans les totaux sous leur nom brut. Les deux tiers (936 lignes) sont des aides individuelles versées à des personnes physiques — voir « Traitements » ; s’y ajoutent 399 lignes hors du répertoire SIRENE (COM du Pacifique, bénéficiaires étrangers).
  • ADSV sans SIRET (~24 %).Près d’un quart des lignes du fichier ADSV ne comportent pas de SIRET et ne sont pas rattachées à une fiche structure.
  • Liste des PNC.La liste des Pôles Nationaux Cirque est déduite des codes dispositifs, complétée par des corrections manuelles : elle peut différer à la marge des arrêtés de labellisation.
  • Périmètre.L’observatoire couvre les crédits déconcentrés (DRAC) et les crédits centraux du programme 131, ainsi que les aides des collectivités territoriales déjà recensées (Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie). Les autres collectivités, les autres programmes budgétaires et les opérateurs (CNM, ASTP…) n’y figurent pas encore — voir la page Sources des données.
  • Région de versement.Les répartitions territoriales reposent sur la région de versement de l’aide, qui peut différer du siège de la structure bénéficiaire — en particulier pour les crédits centraux, concentrés en Île-de-France.

Baromètre SCC

Financements déclarés. Le baromètre des financements repose sur l’enquête 2026 du SCC auprès de ses compagnies adhérentes (174 répondantes) : montants réalisés 2024 et 2025, budgets prévisionnels 2026. Ces données déclaratives, issues d’un échantillon volontaire non redressé, ne se comparent pas aux subventions recensées par financeur. Elles ne sont publiées qu’en agrégats anonymisés : secret statistique (toute cellule reposant sur moins de 10 compagnies distinctes est masquée « effectif insuffisant »), montants arrondis au millier d’euros, aucune structure identifiable.

Rémunérations minimales. La page Rémunérations suit les minima des accords NAO de la CCNEAC (textes publics étendus, 2012-2024) comparés au SMIC en vigueur au 1ᵉʳ janvier de chaque année et à l’IPC INSEE (base 2015, moyennes annuelles). Les années sans accord reportent le dernier accord applicable ; la grille ayant été restructurée par la NAO d’avril 2022, la correspondance des codes est documentée sur la page. Données publiques, sans règle d’anonymisation.

Accès aux aides

La page Accès aux aides mesure la part des compagnies qui reçoivent au moins une aide de l’État. Le dénominateur est l’annuaire des compagnies du SCC — adossé au registre des licences d’entrepreneur de spectacles, il approche l’exhaustivité des compagnies constituées — restreint aux structures actives de code APE 90.01Z (arts du spectacle vivant) au SIREN valide, dédupliquées par SIREN. Le numérateur croise ces SIREN avec les bénéficiaires du programme 131 (toutes années publiées, lignes actives, bornes d’affichage appliquées).

  • Périmètre des aides.Programme 131 uniquement (crédits DRAC et centraux) : les aides des collectivités territoriales et des opérateurs ne sont pas comptées. Le taux mesure l’accès aux aides de l’État, pas à l’argent public en général.
  • Genre dominant partiellement renseigné.Les taux par genre artistique reposent sur le sous-ensemble des fiches dont l’annuaire renseigne le genre dominant (environ une fiche sur neuf), plus souvent des compagnies structurées : ils sont vraisemblablement surestimés et se comparent entre eux plutôt qu’au taux global. La couverture est affichée sur la page.
  • Région du siège.La collection des régions de l’annuaire n’étant pas exposée à l’observatoire, la région est déduite du code postal du siège (correspondance département → région). Elle diffère de la région de versement utilisée ailleurs sur le site.
  • Secret statistique.Aucun groupe (genre ou région) de moins de 10 compagnies n’est publié.

Trajectoires et concentration

Les pages Trajectoires et Concentration suivent les structures dans le temps : elles portent sur le seul programme 131 (la profondeur 2019-2025 est nécessaire, les recensements régionaux ne la fournissent pas), sur les structures identifiées par SIREN(les lignes sans SIREN, ~3 % de la base, ne permettent pas de suivre une structure d’une année à l’autre), lignes actives et bornes d’affichage appliquées, dispositifs internes exclus.

  • Cohortes « primo-aidées depuis 2019 ». Une cohorte rassemble les structures dont la première année observéeen aide au projet est l’année N, sans conventionnement cette année-là ni avant. L’historique commençant en 2019, une « primo-aidée » 2019 peut avoir été aidée avant : les cohortes se lisent « depuis 2019 ».
  • Censure à droite.Le taux de passage au conventionnement d’une cohorte n’est publié qu’avec au moins 4 ans de recul : une cohorte récente n’a pas encore eu le temps d’être conventionnée et son taux, mécaniquement écrasé, ne mesurerait que la fenêtre d’observation.
  • Survie par présence.Une structure conventionnée en N « survit » à l’horizon h si elle est conventionnée l’année N + h — la mesure n’exige pas une présence toutes les années intermédiaires (une interruption suivie d’un retour compte comme présente l’année du retour).
  • Mesures de concentration.Parts des 10 et 50 premières structures et du top 10 %, calculées sur les montants cumulés par structure au sein de chaque année (cumuls strictement positifs, subventions de fonctionnement, dispositifs publics) — des parts lisibles, préférées aux indices de Gini ou de Herfindahl. Le chiffre global mélangeant opéras nationaux et compagnies, l’analyse est déclinée par type d’aide ; les labels, concentrés par nature, se lisent comme la structure du dispositif.

Licence et réutilisation

Les données sources sont publiées sous Licence Ouverte / Open Licence (Etalab) : elles sont librement réutilisables, y compris à des fins commerciales, sous réserve de mentionner leur source. L’observatoire est réalisé par le SCC — Syndicat des Cirques et Compagnies de Création.